Posted in Coup de coeur on décembre 23, 2009 by 3sistas

Ma non-date s’est vraiment très bien passée. Je n’ai pas souvent rencontré de personnes dans ma vie avec lesquelles j’ai eu des conversations aussi intéressantes. Je parle de K. bien sûr. Comme il l’avait promis, il est venu. Ce qui, il faut se le dire, m’a impressionnée au plus haut point.

J’aime bien K. ,  je ne saurais pas dire pourquoi, c’est une chose qui ne s’explique pas, un bon feeling. Cette chose qui fait que l’on arrive à partager tant avec des personnes qui semblent pourtant si éloignées de nous de par leur culture, leur origine, leur catégorie socio-professionnelle, etc. Bon, voilà, moi je trouve ça superbe que j’arrive malgré mon anglais moyen à avoir des conversations aussi intellectuelles avec K. De quoi avons nous parlé? De sujets politico-socio-culturels non barbants, de notre colère et de notre incompréhension de la société dans laquelle nous vivons, de son militantisme. Bref comme je disais, K., un homme très bien sous tous rapports et encore mieux que je ne me l’imaginais.

Bon, je suis devenue moins loquace quand il m’a demandé ce que c’était que cette histoire de psy et de petit copain. Et voilà, comme de bien entendu, je me suis emmelé les pédales à essayer d’expliquer ma nouvelle théorie selon laquelle tout le monde n’était pas fait pour être en couple et que c’était trop douloureux de passer par une autre déception sentimentale alors à quoi bon. A quoi bon, m’a répondu K.? Mais tu ne vas pas rester seule toute ta vie. Bon, il semblerait que K. pense que l’avenir se construit à deux. Personnelement, j’y ai laissé tellement de plumes que je ne sais plus trop quoi penser de tout ça, même si j’aimerais encore y croire…

En vacances!

Posted in Coup de coeur on décembre 18, 2009 by 3sistas

Yippee, je suis en vac, trop cool. Je n’ai pris que Trois jours de vacances en 2009. Il faut être con ou kamikaze pour faire un truc pareil! Je suis tellement fatiguée que je vais apprécier la coupure pour sûr.

Comment transformer une date en une non-date.

Posted in Nimporte quoi! on décembre 17, 2009 by 3sistas

Histoire tordue d’une fille qui voudrait bien se caser, mais n’en est pas du tout persuadée. Bon, voila, il s’appelle K, la première fois que je l’ai vu, je n’ai pas arrêté de sortir un tas de conneries. Et il n’a pas arrêté de rigoler comme un fou. En général, il y en a toujours un qui essaye de me remettre en place quand je suis déchainée comme ça. Mais là, les garçons étaient morts de rire à chaque fois que j’ouvrais la bouche. Nous étions sensés être à une soirée prout prout, tout le monde était sur son 31, même moi. Et j’ai trouvé que tout le monde était tellement coincé que j’ai pas pû m’arrêter de sortir des blagues à 2 balles.

Bref K est l’ami d’une très bonne amie. Et donc j’ai été amenée à le revoir une paire de fois. Et la vérité vraie c’est qu’il me fait mourrir de rire aussi. La dernièree soirée que nous avons faite ensemble, on a même réussi à sortir la même blague en simultané (qu’est ce qu’on doit faire encore dans ce cas, pincer l’autre non?). Bon, moi ça m’a complètement fait délirer. Et ce qui m’a le plus surpris, une des nanas a commencé à me parler d’un programme TV. Je n’ai plus la télé,  je ne regarde pas la télé, ça me gonfle profondément. Et donc je l’ai coupé net en lui disant que je n’avais pas de télé et que je ne regardais pas la télé. C’est pas une religion, mais presque, ce à quoi K. me félicite et me dit qu’il ne regarde pas la télé non plus.

Bref, moi je trouve K. très bien sous tous rapports, je suis sincère. Bref, quelques jours après ladite soirée, je reçois un email de K. à ma plus grande surprise, puis il me file son tél, puis il me dit si ça te dit qu’on se voit un de ces quatres, appelle moi… Bon, je n’ai absolument aucune aptitude à la vie en société qu’on se le dise et je ne comprends pas mes congénères. Donc après m’être torturé l’esprit en me demandant si je  ne me faisais pas des films, je me suis décidée à texter le sieur. Bon ça a pris une telle tournure que nous avons décidé de nous rencontrer.

Mais voilà, car il y a toujours un mais avec moi, je ne sais pas trop ce que je veux… autant dire que je suis en train de demander la lune là! Bref je n’ai pas pû m’empêcher de lui dire qu’en ce moment j’avais plus besoin d’un psychiatre que d’un petit copain et que je ne voulais pas que ce soit un R.V. galant. Bon, c’est horrible ce que j’ai fait ….  je me suis réveillée ce matin avec ce masque de culpabilité sur le visage. Il a dit qu’il allait venir. Mais si ça tourne en je te pose un lapin mignone, ça ne m’étonnerait qu’à moitié. Ca m’apprendra! Histoire à suivre…

Rebelotte

Posted in Nimporte quoi! on décembre 17, 2009 by 3sistas

M. qui n’est pas venue marcher depuis un bail a fait sa réappartion spectaculaire dimanche. J’adore M., elle est super gentille et toujours pleine d’attention pour les autres et de belles paroles. Nous parlons de la soirée de Vendredi à laquelle elle n’est pas venue. Elle me demande soudain en souriant si j’ai trouvé un homme. Et bien sûr, je dis non, elle commence à élaborer une théorie selon laquelle j’ai peur d’être déçue et que c’est pour ça que je reste seule. Marrant, K. m’a dit la même chose le weekend dernier.

Bref, il y a peut être du vrai dans tout ça. Malgré mon grand cynisme, je suis une fille extrêmement romantique. Ca ne se voit pas et ça ne se sait pas non plus. Du fait que j’ai toujours la bonne vieille réplique qui   fout tout en l’air et calme même les plus entreprenants.

M. m’a dit qu’elle était sûre que j’allais rencontrer quelqu’un pendant les fêtes. Bon, la conversation a commencé à me gonfler et je lui ai dit que je ne pensais pas! Avec ce manque total de coopération, ça ne risque pas d’arriver. J’ai reçu des invitations de gars bien sous tous rapports dernièrement, mais, j’ai décliné. Je suis la seule idiote qui fasse la fine bouche en des temps où trouver un homme semble relever de la mission kamikaze. C’est vrai, c’est dur de trouver un homme bien qui ait envie d’une relation sérieuse. Peut être parce que cette espèce en voie de disparition est déjà coincée dans une relation, je ne sais pas.

Je ne sais pas ce que je veux. Idéalement, j’aimerais bien être dans une relation amoureuse. Mais voilà, vu tout ce que ça coûte émotionellement, je ne sais pas trop si ça en vaut la peine en ce moment, je ne me sens pas prête. Si je rencontre quelqu’un de vraiment superbe, je ne dis pas… encore faudrait t-il que j’arrive à voir qu’il est superbe, il semblerait que j’ai une capacité à rendre tout le monde transparent en ce moment- Bon, d’accord, pas J., l’espoir n’est donc pas mort!-

Bref, je pense que je vais fonder un club de célibataires endurcis qui essayent de s’assumer et ne savent plus trop bien si une telle histoire leur convient ou non.

Caramel de Nadine Labaki

Posted in Coup de coeur on décembre 12, 2009 by 3sistas

L’un des plus beaux films que j’ai jamais vu, assise au fond du Kino, le cinéma d’arts et d’essai de Cork qui a fermé ses portes il ya peu. Quand j’ai lu ça, ça m’a brisé le coeur, véridique, j’étais une grande fan de cet endroit.

Regardez comme la bande annonce est belle.

http://www.bacfilms.com/site/caramel/

 

Ce que j’aime chez mes soeurs

Posted in Coup de coeur on décembre 12, 2009 by 3sistas

Ca fait un bail que je rêve d’écrire un post sur le sujet, mais je ne sais pas trop comment prendre le taureau par les cornes. A chaque fois que je pense à mes soeurs, je suis envahie d’une sentiment de fiérté et d’un grand respect. Pourquoi, et bien pour commencer parce que je les aime beaucoup et que je trouve que ce sont des femmes extraordinaires. Et je ne dis pas ça parce que ce sont mes soeurs.

Nicole est plus agée que moi d’environs deux ans. Entre nous, c’est l’amour vache en tous les sens du terme, on n’arrête pas de se prendre la tête comme des chiffonières et de se balancer des méchancetés à la figure. De se faire mal, heureusement, Carine arrive toujours à point nommé pour nous demander d’arrêter nos idioties. Carine et son pouvoir calmant imparable, la paisible Carine. Pour des raisons que je n’arrive pas à m’expliquer, des objets ont tout le temps volé entre Nicole et moi, je me souviens tout particulièrement d’un dimanche matin où une tasse reçue en pleine figure m’a fait tomber une dent en mauvaise posture. Bon, j’adore Nicole et Nicole m’adore, qu’on se le dise, si quelqu’un touche à un seul de ses cheveux, je promets que ce n’est pas une petite tasse qu’il va appercevoir. Je crois que Nicole est la plus forte de nous trois et aussi la plus sexy. Ces derniers temps quand on se parle au téléphone, elle n’arrête pas de m’appeler petite soeur et de dire des choses très douces comme “je t’aime”. Moi, ça me fait flipper. Ce que j’aime chez Nicole, c’est sa classe immense, sont goût inconditionnel pour les belles choses et la manière dont elle s’habille, dont elle coiffe ses cheveux et porte ses chaussures. J’ai toujours admiré la manière dont les amis de ma soeur l’aiment et la respectent. Je crois que ç a veut dire quelque chose… Je lui envie sa féminité et sa si grande force de caractère.

Carine, je lui écrivais l’autre jour qu’elle était la plus belle. C’est d’ailleurs ce que pas mal d’amis m’ont dit quand ils ont vue sa photo. Belle, pas mignone, vraiment belle. Si je peux ajouter autre chose, ce qui me plait chez ma petite soeur c’est sa main posée sur le coeur, sa bonne humeur et sa jovialité, sa si grande sympathie. A chaque fois que je la retrouve, je n’arrête pas d’être ébahie par la manière dont elle s’habille, j’aime trop trop son style qui est plus jeune que celui de Nicole, et qui ne me donne qu’une seule envie, la copier. J’adore jusqu’à la manière qu’elle avait de poser son vernis quand elle a eu sa période Nailmania. Carine est une fille cool qui écoute de la musique cool, s’habille de manière trop trop bien. Comment appelle t-on celà encore? ” Sweet girl!”. Carine est surement l’une des seules personnes sur cette planète à qui je vole le style. et je peux vous assurer que j’ai un style assez unique (je ne dis pas ça pour m’envoyer des fleurs, mais je pense que je ne m’habille pas vraiment comme la plupart des gens étant donné que je trouve tout tellement moche donc j’ose des associations absolument incertaines… qui ont fait dire à mon chef récement que j’aimais le shopping, ce à quoi j’ai répondu non pas vraiment! ).

Coté ressemblance, certaines personnes pensent que je ressemble plus à Nicole et d’autre disent que non, pas du tout, je suis plus proche de Carine. Personne n’arrive à s’accorder vraiment à ce sujet, ce que m’a toujours fait sourire. Ce que moi j’en pense, je pense que plus nous viellissons, plus nous nous ressemblons physiquement. Et même pour certains traits de notre caractère… un peu explosif de passionata, pour notre gourmandise dispoportionnée qui est pour sûr le résultat de cette éducation gustative extraordinaire que nous avons reçue. Entre les goûts inconditionnels de mon père pour la bonne nourriture, les talents culinaires de maman et son point d’honneur à nous faire découvrir toutes les saveurs possibles et immaginables, la cuisine d’Isabelle qui a inconditionnelement formé notre palais à la cuisine sénégalaise raffinée car qu’on se le dise, elle cuisinait terriblement bien. Et je ne sais pas pourquoi, mais je ne crois pas me tromper en disant que nous aimons le luxe, peut être que luxe n’est pas vraiment le mot juste, je fais davantage référence à la qualité. Et mine de rien, malgré notre grande timidité intérieure, je crois que nous n’avons pas froid aux yeux, ce qui nous amène parfois à avoir des comportements de filles gonflées qui n’hésitent pas à l’ouvrir quand elles ont l’impression qu’une injuste a été comise.

Bon, voilà, j’avais envie d’écrire ce post, il est très mal écrit si on prend en considération l’amour infini que je porte à mes deux soeurs.

The Champagne girl!

Posted in Coup de coeur on décembre 12, 2009 by 3sistas

Soirée de Noel hier nuit, dans ce si bel hotel situé en plein milieu des bois. J’adore cet endroit, voyez vous, j’ai des gouts de luxe… J’arrive très en retard, tout le monde est déjà assis en train de manger quand je débarque en nage et en sueur après avoir bataillé très fort pour m’extirper de la circulation d’enfer causée par le match de Rugby d’hier. Repas magnifique, belles conversations avec mes voisins de table. A. me taquine en disant haut et fort qu’il a tenu ma main au cours d’une randonnée, et qu’il ne l’a pas dit à son épouse. Je le regarde l’air de dire mais de quoi est ce que tu parles, il me dit mais si, tu te souviens pour t’aider à descendre… encore une de mes crise de panique mémorable.

Bref, le repas fini, A. propose de payer sa tournée, mais je le remercie en disant que je ne veux rien. Il insiste, du coup pour rigoler, je dis “bon d’accord, champagne alors!” Bon voilà, le problème, c’est qu’une bonne heure plus tard, ils sont revenus sourire aux lèvres avec une mignonette de champagne. J’avais changé de table entre temps. Autant dire que j’ai voulu disparaitre sous la table tellement j’étais mal à l’aise. Du coup tout le monde m’a demandé si c’était mon anniversaire (non, non mon anniversaire a déjà été célébré. Je promets, je n’ai pas mon anniversaire tous les 2 mois). Bon voilà, une des femmes à table me dit “Oh Alice tu bois du champagne” Et voilà, le mot a tourné, et j’ai hérité du sobriquet de “The champagne girl!” pour le reste de la soirée et surement pour un bon moment… MRD! 

Bon, je crois que j’étais rouge de honte pendant une bonne partie de la nuit suite à cet incident. La honte. Un orchestre a débarqué et j’ai décidé d’aller me faire oublier sur la piste de danse où j’ai pour sûr réinventé le rock’n roll. Je suis une piètre danseuse, véridique, mais le ridicule ne tue pas. A la première valse que l’orchestre a joué, Sh., “ma petite mère” se tourne vers moi et me dit gentillement ”Alice il faut que tu te trouves un homme pour qu’il te fasse danser!”. Bon, voilà, ça semble inquiéter tout le monde que je sois seule, mais où est t-il écrit: “tu seras en couple ou tu ne seras pas!” Bref, la plupart des couples semblent planer sur la piste de danse, je regarde ébahie les mouvements que leurs jambes décrivent. Et je repense à la phrase de Sh. et je repense à ma propre mère et au doyen de mon club qui m’ont presque tenu les même propos. Je ne suis pas en couple, mais une chose est sûre et certaine, je suis. Et je n’ai pas souvenir d’avoir eu une vie aussi intense quand j’étais en couple.

La valse suivante, J. que je n’ai apperçu que tard dans la soirée et qui a pour sûr entendu la remarque de Sh. et vu que j’ai levé les yeux au ciel et fait la moue, se lève pour m’inviter à danser. Je dis que  je ne sais pas danser la valse, mais bon casse-cou comme je suis, j’y vais quand même. Bon allez, la vérité vraie, c’est que je trouve J. vraiment trop trop bien. A chaque fois qu’il est dans mon champ de vision, je n’arrête pas d’avoir l’air d’être sujette à une apparition. La honte….Ce qui celà dit en passant est surement un signe que je devrais partir en courant en direction opposée. Champagne girl retrouve son pétillant et se fait violence pour ne pas marcher sur les pieds du beau J., garder une distance respectable de femme du monde et essayer de ne pas avoir l’air de respirer son parfum par dessus son épaule (un reste de mes instincts de primate, j’ai un odorat très développé, du coup, je n’arrête pas de sentir les gens, je peux même dire qui est passé dans un couloir avant moi si je connais la personne et son odeur). No comment. J. me dit que je dois être une bonne marcheuse maintenant et que je devrais faire des randonnées de catégorie A (celà s’appelle marcher dans la cour des grands, celle où il marche celà dit en passant), offre que j’ai déclinée en disant que je ne pensais pas être en mesure de faire une telle randonnée. Techniquement parlant, j’en ai fait une, mais sans trop d’altitude, je suis une marcheuse sur le plat, collines et montagnes me font souffrir le martyr en me coupant le souffle et les jambes et provoquant chez moi des réactions disproportionnées d’hystérique ou de démente au choix=pétage de câble. J’ai donc décidé de rester jouer dans ma catégorie, celle des B-walkers. J’ai dû voir J. pour la première fois en septembre ou quelque chose dans le genre, une des rares fois où il est venu marcher en milieu de semaine. Je m’en souviens très bien, pas à cause de l’effet visuel, mais plus parce que je ne sais plus qui nous a présentés et qu’il m’a sorti de but en blanc qu’il ne m’avait jamais vue et est ce que c’était la première fois que je marchais. Bon, moi j’ai pensé très fort (et d’ailleurs ça a dû se voir): écoutes copain, c’est clair que tu ne m’as jamais vue, tu t’en souviendrais sinon (mouais, on ne peut pas vraiment dire que je passe inapperçue), j’étais pas de trop bonne humeur ce jour là. Bon, je suis restée polie et j’ai juste dit que ça faisait 3-4 mois que je faisais partie du club. Pas étonnant qu’on ne se croise jamais au fond, d’ailleurs c’est pareil pour une bonne partie des membres de mon club, les C- et  les A-walkers marchent rarement avec nous autres les B-walkers, car il n’y a rien de plus chiant que de marcher trop vite ou trop lentement. Donc chacun choisit ce qui lui convient le mieux.

Je ne sais plus avec qui j’ai eue cette conversation, mais je disais qu’il était facile de reconnaitre un randonneur dans la vie de tous les jours. Il n’y a qu’à regarder sa démarche et son physique. Bref,  J., rien qu’à le voir, on sait tout de suite qu’il marche si vite que ses deux pieds ne doivent jamais toucher le sol simultanément. Bon eh bien voilà, superbe soirée où je n’ai pas arrêté de décrire des mouvements incertains avec mes jambes (pour ne pas dire danser) et de rigoler avec les membres de ma si belle famille. Quand j’étais pour partir, C. une des femmes qui était à ma table pendant le dîner m’a dit “See you up in the mountains!” (manière très originale de dire aurevoir), A. qui danse comme une vraie déesse m’a fait la bise en me souhaitant un joyeux Noël et J. qui se trémoussait toujours sur la piste de danse et à qui je ne pouvais pas ne pas dire aurevoir m’a tappé la bise ( Wow). 

Les regrets de ma mère…

Posted in Coup de coeur on décembre 11, 2009 by 3sistas

Conversation étrange avec ma mère un jour à Dakar, Paris ou Nantes, je ne sais plus très bien. J’ai la mémoire qui flanche comme dirait la chanson. “J’aurais voulu vous offrir toutes ces choses que vos amies avaient…”, j’avoue que ça m’en a bouché un coin de l’écouter parler ainsi pleine de remords et de regrets. Je n’ai pas pû l’arrêter ni lui dire qu’elle est la mère la plus extraordinaire au monde et que tout ce dont elle parlait était purement matériel et que nous connaissant, elle devrait savoir que ça ne nous avait pas tué de ne pas nous pavaner avec du Levis sur les fesses, des Ben Simon aux pieds et du Copain-copine partout ailleurs. Sérieusement,  vu tout ce que ma mère a fait pour nous, jamais je ne lui reprocherais de ne pas avoir fait partie du clan le plus cool du lycée (qui celà dit en passant puait le fric et la superficialité). Je reparlais des années collège-lycée avec Nicole récement et on est parties sur un délire quand je lui ai avoué que je détestais notre lycée, elle a paru presque surprise que plus de dix ans plus tard je garde ce même sentiment, qui a dit que le temps adoucit les souvenirs?

Ne dévions pas de notre propos, quand je repense à ma mère, je sais que l’amour maternel peut déplacer des montagnes. Et plus je mûris (enfin j’essaye très fort en tous les cas), plus je me mets à comprendre certains évènements de ma vie qui ont pû être durs, humiliants, traumatisants, etc. Mais une chose est sûre, ma mère n’a jamais baissé les bras, je ne sais pas comment elle fait ça. Je lui admire sa force, j’envie cette chose extraordinaire qu’elle possède, cette résilience.

Si j’avais le choix, je changerais beaucoup de choses au cours de ma vie, mais j’ose espérer que mon pool génétique serait commun à celui de ma mère. Ma mère m’a tant appris, elle a essayé de m’aider à surmonter tous ces handicaps qui font que j’aurais pû finir cancre au fond d’une classe et que je n’aurais jamais carressé l’espoir de faire de si belles études. C’est aussi grâce à elle que je me suis fait violence pour conduire, eh oui, j’ai une peur panique en voiture, mais je l’ai surmontée quand ma mère m’a demandé quel était mon problème et pourquoi est ce que j’avais un tel manque de confiance en moi. Je ne dis pas que ça a été tous les jours marrant, car mes soeurs et moi avons été éduquées avec cette idée que nous devions toujours être à la hauteur et faire de notre mieux.

Dans ma vie d’adulte, tout le monde me reproche que je me comporte comme “miss excellente” dans le genre je suis toujours bien fringuée (pas quand je sors de la gym tout de même), j’essaye toujours d’être en avant de tout (sans pour autant avoir ce caractère de tueuse qu’ont certaines personnes), je me pousse, pas trop fort, mais je me pousse pour être meilleure chaque jour. et je veux bien croire que ça peut être pénible de me supporter au quotidien. Mais voilà, c’est comme ça dans ma famille,  nous voulons nous dépasser dans tout ce que nous faisons. C’est pénible parfois, enfin tout le temps c’est pénible, mais nous ne saurions être heureux autrement.

Je n’ai pas cette ambition dans ma vie personelle, on va plutôt dire même que c’est l’inverse, parce que j’ai comme le sentiment que ça ne dépend pas vraiment de moi. Enfin si, tout de même, mais je n’ai pas envie de changer qui je suis profondément pour plaire à quelqu’un. J’ai essayé et ça m’a anéantie (le mot n’est pas trop fort). Il y a deux ans, quand j’ai quitté T. qui aurait pu être l’homme de ma vie avec plein de SI derrière, maman m’a dit “j’espère que tu vas trouver quelqu’un qui te rendra heureuse, je te le souhaite”. Et pour dire vrai, j’avoue que ça m’a fait bizarre, nous ne parlons jamais de sentiments avec ma mère, enfin pas des notre en tous les cas, donc ça m’a laissé comme un drôle de goût dans la bouche. Et je me suis demandé si c’était si important pour elle, c’est une question con, on est d’accord, mais je ne sais pas, je crois que j’ai été éduquée avec l’idée que mon indépendance n’était pas un luxe, mais une nécessité et que ma réussite passerait tout d’abord par ma réussite professionnelle.

Je ne sais pas, le bonheur à deux, j’ai de plus en plus de mal à y croire. Bon, je ne dis pas que ça n’existe pas et que ce n’est pas important, je pense juste qu’il faut trouver chaussure à son pied. J’ai vu des drôles d’histoires dans ma vie de jeune adulte, des femmes qui se battaient pour gagner les faveurs d’un homme. J’avoue que j’ai jamais trop compris quel était l’interêt.

Bon, il faut que je bouge, j’ai soirée de Noel avec mon club de marche et je vais enfiler une jolie robe dans laquelle je vais pour sûr mourrir de froid, mais bon, je vais faire un effort, c’est pas Christmas party tous les jours!

Reynaud is back in town!

Posted in C'est grave Doc... on décembre 10, 2009 by 3sistas

Je plagie le superbe Phil Lynott, un chanteur irelandais à la peau noire (métis brésilien-irelandais aujourd’hui décédé, bassiste du groupe Thin lizzie formé dans les années 70) que S. m’a fait découvrir, j’adore, j’adore. Allez voir sa superbe coupe afro et si vous youtubez, il y a moyen d’écouter “The boys are back in town” ou le célèbre “Whisky in a jar” repris pas Metallica. Voici son site officiel:

http://www.philip-lynott.com/index2.htm

Je tappe encore ce texte avec mes pouces et j’ai Reynaud dans les pieds là, quelle misère… Bon, je me suis gourrée, je ne souffre pas de la maladie, mais du syndrome de Reynaud. C’est la version avancée, je n’irais jamais au ski par peur de perdre l’usage de mes mains et de finir gangrénée. J’exagère un peu, mais la gangrène fait partie d’une des possibles issues du syndrome de Reynaud. En résumé, ce qui se passe, chez les personnes atteintes de Reynaud c’est que le froid provoque une mobilisation du sang par les gros vaisseaux histoire de garder au chaud tous les organes vitaux, ce phénomène est normal chez tous les êtres humains, sauf qu’il est excessif chez les gens atteints de Reynaud. Raison pour laquelle le sang se barre totalement de leurs extremités and the joys begin then. Je pense fermement que c’est un handicap dans le sens ou il m’arrive de perdre le total usage de mes mains pendant 30min voire plus certains jours. La solution? Et bien probablement retourner vivre en Afrique où ça n’a jamais été aussi grave, maintenant, je me demande tout de même car j’ai été prise de crises en plein été en France, histoire à suivre.

Bref, j’écris ce post misérabiliste pour dire que j’ai perdu un des gants que V. m’a offert hier et que ce sont les meilleurs gants que je n’ai jamais eu de ma vie. Le seul bémol c’est qu’ils ne sont pas imperméabilisés, donc quand nous avons été coincés sous une averse dimanche, mes doigts ont été trempés et le froid combiné au vent n’ont rien arrangé par la suite. Le sachet sensé s’échauffer à 50-60°C n’a jamais marché, je soupconne que l’emballage n’était pas étanche ou une histoire dans le genre. En gros ces sachets contiennent une substance chimique qui au contact de l’air s’échauffe. j’en ai un sous les yeux que je vais retester dimanche la composition au dos du paquet indique: Fer, eau, vermiculite, charbon actif et sel. Je vais googler tout ça et essayer de comprendre quel est le principe, il doit probablement y avoir une relation avec une activation par l’oxygene ou un truc dans le genre.

Bon, j’ai perdu un de mes gants, je suis vraiment trop dégoutée, la vérité. Demain, je retourne sur les lieux du crime, faudrait peut être que j’aille faire un tour sur le parking histoire de voir s’il est toujours là, ça m’étonnerait… MRD.

Bref les amis, ce blog est Reynaud-friendly, dyslexique-friendly, cynical-friendly,etc., enfin tout le monde est le bienvenu ici tant qu’il a une bonne mentalité… Je ne juge personne cependant, on fait tous ce qu’on peut n’est ce pas!

Quand Reynaud frappe!

Posted in C'est grave Doc... on décembre 4, 2009 by 3sistas

V. de mon club de marche m’a ramené un kit de survie mercredi dernier. J’ai été prise d’une véritable attaque de Reynaud lors de la randonnée de dimanche dernier. Ca m’a fait tellement mal que je ne pouvais plus me servir de mes mains et que V. a proposé de porter mes pôles de marche. Bon, je crois que c’est l’une des pires douleurs que j’ai jamais ressenti, j’ai failli pleurer tellement j’avais mal. Et je crois que V. a vu que les larmes me montaient aux yeux. Du coup, il m’a ramené une paire de gants que les esquimaux ne possèdent peut être même pas. Bon à quoi est ce que ça ressemble : C’est une combinaison entre une paire de gants et des moufles et entre les deux, il est possible de glisser ce sachet miracle. On en apprend tous les jours, je ne savais même pas que ça existait : « un sac chauffant ». Je n’ai pas encore essayé, mais si j’ai tout compris, au contact de l’air, le sachet passe à la température 50-60°C et on peut le glisser dans l’espace entre le gant et la moufle.

Bon dimanche j’essaye et je fais une évaluation du produit sur le blog. V. pense que ça peut marcher même si je lui dit que c’est interne que c’est une maladie et bla bla bla. Bon, histoire à suivre.